jeu, 15/07/2010 Yves Weisselberger

La prochaine vague

Dans la plupart des secteurs d’activité, chaque nouvelle vague de technologies se traduit par une vague de solutions innovantes. Le marché de la gestion des voyages et des frais de déplacements ne fait pas exception.

Entre les années 1960 et 1980, l’apparition des grands systèmes mainframe transactionnels avait entraîné celle des systèmes informatisés de réservation aérienne, tels que le réseau Sabre d’American Airlines et d’autres GDS (Global Distribution Systems). Ceux-ci avaient radicalement transformé la nature de l’activité de distribution de voyages.

De façon intéressante, je ne vois aucun exemple d’avancée décisive déclenchée par l’avènement de la micro-informatique et des réseaux locaux (LAN) – l’architecture client-serveur qui devait dominer les années 80 et 90. Il y a bien eu quelques systèmes de gestion de notes de frais et autres applications, mais il semble que l’industrie du voyage d’affaires, de par son caractère fondamentalement dispersé, se soit avérée incompatible avec la compartimentation inhérente aux réseaux locaux (silos informatiques).

En revanche, cette même période a été le théâtre d’une formidable évolution résultant de l’apparition des nouvelles catégories de services rendues possibles par le Web :

  • sites de voyages en ligne, tels qu’Expedia and Orbitz, permettant à des utilisateurs individuels d’acheter des billets en ligne
  • sites d’information, tels que le comparateur de tarifs Kayak ou le guide touristique en ligne TripAdvisor, tirant parti des réseaux sociaux pour créer du « contenu généré par l’utilisateur »
  • outils de réservation en ligne, tels que KDS, qui ont révolutionné la façon dont les voyageurs d’affaires organisent leurs déplacements professionnels.

Si l’informatique en nuage (Cloud Computing) a d’ores et déjà profondément modifié le paysage du voyage d’affaires, cette évolution n’est pas encore achevée. Trois axes de développement auront ainsi un impact décisif sur notre industrie :

  1. Les terminaux mobiles, qui mettent véritablement la puissance du Web entre les mains de l’utilisateur. A la suite de l’iPhone – appareil précurseur de cette nouvelle donne –, d’autres smartphones tels que les mobiles sous Android se ruent à leur tour vers cet espace. Porteuse de dispositifs de navigation enfin praticables et d’une myriade d’applications, cette nouvelle ère du mobile aura une énorme incidence sur tous les secteurs d’activité.
  2. Les services de cartographie et de géolocalisation. Sans pouvoir être considérées comme des technologies de rupture au même titre que les portables de dernière génération, ces fonctionnalités sont bel et bien au cœur des offres de services de voyage évolués. Quel que soit le voyage, il s’agit toujours de se rendre d’un point à un autre...
  3. « Le monde ouvert » : un ensemble d’évolutions technologies plus subtiles qui auront pour effet de démanteler les modèles économiques fondés sur le verrouillage de fonctionnalités logicielles et matérielles. J’aurai l’occasion de revenir sur ce thème, mais je vous invite dès maintenant à lire l’article de Tim O’Reilly consacré au système d’exploitation Internet (The State of the Internet Operating System).

Lourdes d’implications pour les leaders en place sur le marché, de telles ruptures sont aussi créatrices d’opportunités pour une nouvelle génération d’acteurs. Chez KDS, nous avons pour mission d’anticiper ces avancées technologiques et d’en tirer parti pour faire évoluer continuellement nos solutions.

Géolocalisation et profil seront selon moi les maîtres mots de la prochaine vague. D’ici peu, lorsque je prendrai mon iPhone pour organiser un voyage, mes informations de géolocalisation et de profil seront automatiquement exploitées pour me proposer une expérience optimale. Par exemple, chaque fois que je me rends à New York, je descends à l’hôtel W et je mange chez Mr Chow : j’ai même coutume de programmer la totalité de mon voyage autour de ces éléments. Il serait donc intéressant que mon iPhone, quand j’indiquerai la destination « New York », sache immédiatement que je suis disponible le mercredi et effectue une pré-réservation chez Mr Chow, puis réserve mes trois nuits à l’hôtel W et organise mes transferts aéroport habituels.

C’est là ce que mon assistante serait censée faire sans même me poser la question : pourquoi mon iPhone, via KDS, ne pourrait-il pas en faire autant – autrement dit penser pour moi ?

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